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JS-48

par Denis Bourbonnais

Samuel Tremblay entreprendra une 7e saison sur le circuit motonautique quand les activités reprendront dans la Ligue de Régates d’Hydroplanes et ce, même s’il n’est âgé que de 23 ans.

Après 5 campagnes aux commandes d’un hydroplane dans les classes 1,5 litre (2) et 2,5 litres (3), le pilote campivallensien est passé dans le camp des «Jersey Speed Skiff» en 2019 alors qu’il a reçu en héritage l’embarcation qui lui avait été léguée par son parrain, le regretté Denis Côté.
Comme ce fut le cas à ses premiers départs en JSS, Samuel sera accompagné la saison prochaine dans le «Denis’ Dream» JS-48 de son frère Michael Tremblay, dont les faits saillants de carrière seront détaillés dans la prochaine chronique de cette série d’articles.

Samuel Tremblay s’est senti interpellé par le souhait de son parrain, Denis Côté, décédé subitement le 15 mai 2018 à quelques semaines des Régates de Valleyfield. L’ancien équipier de l’écurie «Lotto Super 7» de Jean Théorêt était censé piloter en compétition sur la baie Saint-François lors de la 80e édition de l’événement mais il n’a pu réaliser son rêve. Dans son testament, Denis Côté avait un legs pour son filleul.

«On n’avait pas le choix d’y aller. Il fallait faire ça pour Denis», a exprimé Samuel, qui reconnaît que la conduite d’un bateau «Jersey Speed Skiff» constitue un défi en soi. Pour un compétiteur qui a fait ses premiers tours de piste au volant d’un hydroplane, c’est comme recommencer au bas de l’échelle.

«On m’a dit d’oublier tout ce que j’avais appris. Le comportement du bateau est à l’opposé. Au lieu de planer sur l’eau, on fait des bonds. Il n’y a pas d’aileron avant, il faut manœuvrer avec des plaques stabilisatrices situées à l’arrière de l’embarcation. Dans les virages, le pied doit rester au fond sur l’accélérateur», décrit Samuel Tremblay.

Ainsi, la courbe d’apprentissage va se poursuivre en 2021 pour les Tremblay qui visent un meilleur positionnement au classement à la suite de leur 5e place en 2019. «Nous avons fait des changements pour améliorer le comportement du bateau, en plus des tests sur le dyno (dynamomètre) pour le moteur. Nous voulons être davantage une menace pour les favoris», élabore Samuel, le 4e de 5 garçons dans la famille Tremblay.

Une passion familiale

Les régates font partie de la vie de tous les jours pour les familles Tremblay et Brossoit. Au sein de l’écurie «Denis’ Dream» JS-48, on retrouve le père de Samuel, Claude Tremblay, chef d’équipe, sa mère, Johanne Brossoit, sœur du regretté Daniel Brossoit, son grand-père, Germain Brossoit, ainsi que les frères de Samuel, Benjamin, 27 ans, et Michael, 25 ans.

Benoit Tremblay, 30 ans, qui était membre de l’écurie GP-79 de Michael Grendell la saison dernière, pourrait se joindre au groupe tout comme Daniel, 22 ans, qui a déjà fait équipe avec Eric Langevin (GP-12 et Mathieu Daoust (GP-9) en Grand Prix. Pour compléter le giron familial, le cousin, Alexandre De Roy, fils de l’ex-coureur Bruno De Roy et de Sylvie Brossoit, a fabriqué la remorque du «JS-48» en plus de donner un coup de main à l’équipe.

Insistant sur le fait que l’adaptation est plus difficile dans un bateau au fond concave comme un JSS, Samuel Tremblay peut compter sur l’expérience en course de son frère Michael, qui est navigateur (rider), pour l’aider à composer avec l’aspect imprévisible de ce type d’embarcation. «Souvent, Michael constate des choses à corriger et c’est un avantage de l’avoir avec moi dans le bateau», affirme Samuel, un mécanicien de métier.

Questionné en terminant au sujet de la brillante victoire de son frère Michael dans la dernière finale disputée en Hydro 350, aux Régates de Beauharnois en septembre 2019 à bord du «Last minute again» H-8 de Bill Vielhauer, Samuel parle de l’effet bénéfique pour la famille Tremblay.

«Ça fait du bien au moral. Nous avions une réputation de gagnants, les Tremblay, en karting et pendant un certain temps aux régates. Avant cette victoire de Michael, c’était plus difficile. On espère maintenant que les choses vont tourner de notre côté», évoque Samuel Tremblay.

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