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par Denis Bourbonnais

Rémy Leblanc est passé par toute la gamme des scénarios depuis qu’il a décroché le championnat des points de la classe Hydro 350 en septembre 2017.
L’année suivante, le pilote campivallensien avait un 2e titre consécutif dans sa mire au dernier rendez-vous de la saison à Beauharnois quand la rupture d’un ponton a contrecarré les plans de l’écurie H-799.

Après avoir fait une pause en 2019, l’entrepreneur en construction a accepté la proposition de conduire le « Miss Cléopâtre » de classe Grand Prix en prévision de l’année 2020. Le virus de la COVID-19 a toutefois forcé l’annulation de la saison et Rémy Leblanc a subséquemment décidé de couper les ponts avec l’équipe Grand Prix pour ensuite retrouver son acolyte Michel Arsenault au sein de l’écurie « H-799 ».

« Je voulais revenir en H-350 pour continuer ce qu’on avait commencé et une saison écourtée de 4 événements m’intéressait. Le bateau est prêt mais maintenant que la saison 2021 a été cancellée, je veux passer à autre chose », de signifier le coureur âgé de 44 ans.

Rémy Leblanc prévoit donc accrocher son casque, pour des raisons familiales et professionnelles, de sorte qu’il ne reviendra pas au volant d’un hydroplane en 2022. Malgré tout, il ne ferme pas la porte à un retour éventuel pour piloter une embarcation Grand Prix dans la Ligue de Régates d’Hydroplanes.

« Ça n’a pas fonctionné avec l’équipe du ‘’Miss Cléopâtre’’ mais j’aimerais réaliser mon rêve de conduire en Grand Prix. Si l’occasion se présente dans le futur, je serai à l’écoute », précise-t-il.

Le summum en 2017

Rémy Leblanc a pris goût aux sports motorisés en côtoyant son ami Martin Rochon dans les compétitions de karting. En 2013, il a fait partie de l’équipe HRL de Martin dans la classe Hydro 350 et il n’en fallait pas plus pour qu’une nouvelle carrière en hydroplane soit lancée.

Lors de ses deux premières campagnes sur le circuit motonautique, Rémy a fait parler de lui dans les classes 2,5 litres et Formule 2500 aux commandes du « Vegas » S\F-99, terminant sur le podium aux Régates de Valleyfield en 2015 grâce à une 2e position dans la finale. Il a accédé à la compétitive classe Hydro 350 en 2016, héritant du siège de l’embarcation « Bergeron\Pigeon » pilotée dans les années précédentes par Ghislain Marcoux (El Diablo H-666) et François Dumouchel (Lamborghini Montréal H-9).

Leblanc s’est rapidement imposé comme l’un des conducteurs à surveiller et en 2017, il a comblé ses supporteurs en devenant champion de la saison à bord du H-799. Cet accomplissement est survenu au tout dernier départ de la campagne à Gananoque (Ontario).

« La finale attendue de tous les amateurs de courses d’hydroplanes a répondu aux attentes les plus élevées », a écrit l’auteur de ces lignes dans les pages du Journal Saint-François. « Rémy Leblanc et Jimmy King, engagés dans une bataille à finir pour le championnat 2017, ont poursuivi le combat jusqu’au dernier instant de la saison. Tout s’est réglé sur le parcours, un contre un, dans l’une des courses les plus excitantes au cours des 10 ans d’existence de la Ligue de Régates d’Hydroplanes (HRL). »

Un petit point séparait Rémy Leblanc de Jimmy King avant l’épreuve ultime disputée sous un soleil de plomb et dans des conditions météorologiques idéales. Au bout d’un duel épique qui a persisté pendant 5 tours, à peine 2 secondes ont soustrait le vainqueur de son rival à la ligne d’arrivée.

« Rémy Leblanc, le nouveau champion de la plus compétitive classe d’hydroplanes en HRL, a fait les choses en grand. S’élançant du 3e corridor, le pilote de Coteau-du-Lac a pris un départ sur le nez à bord du H-799 et il est sorti du premier virage à égalité avec Jimmy King (Pleasure Seekers H-12) et Patrick Haworth (Bad Influence H-79). Leblanc et King sont ensuite demeurés côte à côte durant la majeure partie de la finale jusqu’à ce que le coureur québécois vienne à bout du vétéran conducteur de Wales (Michigan) au dernier tour et s’approprier le titre par 5 points », pouvait-on lire dans le «Saint-François».

Leblanc a ouvert la machine toute grande, réalisant le meilleur temps du week-end (3m32,00) alors que King a réussi le 2e chrono de la fin de semaine (3m34,82) dans cette course qui a marqué l’histoire de la HRL. « C’est toute une sensation de gagner un championnat de cette manière. Nous n’avons pas eu vraiment la chance de nous affronter en finale cet été à cause de la mauvaise température. Finalement, on a pu se battre sur l’eau. Je suis content pour les membres de mon équipe qui doivent recevoir une grande part du crédit pour nos succès cette saison », a commenté le champion, qui s’est prêtée devant les spectateurs à la traditionnelle culbute du vainqueur dans les eaux de la rivière St. Lawrence.

Pour Rémy Leblanc, ce fut l’ultime fait d’armes au cours de ses 5 années dans la HRL. « Définitivement le meilleur feeling que j’ai eu au volant d’un hydroplane. J’ai regardé la course plus de 100 fois et je ressens toujours les mêmes émotions », décrit le champion 2017.

Un an plus tard, aux 12es Régates de Beauharnois, Rémy Leblanc a vécu le sentiment inverse alors qu’il a vu s’envoler sa quête pour le championnat de la saison en raison d’un bris majeur. Détenant une avance de 11 points avant le tout dernier week-end, il a été victime d’une avarie à son premier départ de la journée et il a perdu le ponton droit du H-799.

« Au cours de mes 5 années de compétition dans la HRL, j’ai vécu le summum comme pilote en 2017 et malheureusement, ma plus grande déception en 2018 quand le championnat nous a échappé. Ça fait partie des courses, tout peut arriver quand l’enjeu est grand », a résumé Rémy Leblanc, qui ne rejette pas l’idée de retourner un jour derrière le volant d’un hydroplane.

Crédit photo: Marc-André Rhéaume

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