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par Denis Bourbonnais

Dès sa 2e saison dans la Ligue de Régates d’Hydroplanes, en 2016, Philippe Billette a démontré qu’il pouvait rivaliser avec les meilleurs coureurs du circuit motonautique.

Le pilote campivallensien a accumulé les victoires dans la classe 2,5 litres aux commandes du «Airspeed» S-7 et il s’est retrouvé au plus fort de la course au championnat. Claude Abbott et lui étaient nez-à-nez, avec exactement le même nombre de points, quand les écuries de course se sont pointées au parc Bourcier à Beauharnois pour le rendez-vous décisif de l’année 2016.

Il a fallu attendre au tout dernier départ de la campagne pour départager un vainqueur alors que Philippe Billette détenait une minuscule avance de 3 points lorsque les embarcations ont quitté les puits en vue de l’épreuve ultime. La pression était forte et quand le dernier décompte s’est écoulé, Philippe a devancé le départ de la course qui a couronné Claude Abbott de façon dramatique au volant du «Abbott Racing» S-67.

Promu à la Formule 2500 en raison de sa 2e position au championnat, Philippe était confiant de connaître autant de succès à bord de la coque «Henderson» que Nicolas et Denis Rousse ont menée aux grands honneurs en 2010. Toutefois, un concours de circonstances a fait en sorte de reléguer le «F-7» en milieu de peloton lors des 3 années subséquentes.
Des ennuis mécaniques ont notamment ralenti l’embarcation devenue «Team Duclos» au cours de la saison 2019 et Philippe Billette a entrepris des changements dans l’expectative de remonter sur les marches du podium. «Nous avons un nouveau motoriste et quelques améliorations ont été faites à la coque, entre autres au niveau des patins», de signifier le compétiteur âgé de 45 ans.

Yan Beaupré, assisté de Scott Meyers, ont pris en charge le volet moteur et des signes positifs sont apparus lors du dernier événement HRL tenu à Beauharnois en septembre 2019. «La dernière saison a été difficile au plan mécanique mais le dernier week-end s’est bien déroulé à Beauharnois et les efforts de l’équipe ont été récompensés. On devrait avoir du plaisir la saison prochaine et un Top 3 est réalisable», estime Philippe Billette.

Compétition féroce

Tout comme dans la classe Hydro 350, il n’y en a pas facile du côté de la Formule 2500 et Philippe Billette est bien conscient de la taille du défi à relever. «La compétition est féroce et de plus en plus difficile face aux équipes à gros budget. Certaines ont des personnes qui travaillent à temps plein sur les bateaux. On fait ce qu’on peut avec les moyens financiers que nous avons. Lors de la dernière saison, j’ai dû sortir 25 000 $ de mes poches», décrit celui qui occupe le poste de gestionnaire de matériels roulants à la Ville de Montréal.

Avant d’avoir sa propre embarcation, Philippe Billette s’est fait la main en tant qu’équipier pour Yan Beaupré, Mathieu Lemelin et Frédéric Couturier. C’est maintenant au tour de Yan Beaupré de lui rendre la pareille en tant que chef d’équipe du «Team Duclos» F-7 tandis que Jean-François Rhéaume s’occupe des communications radios.

Natif de Salaberry-de-Valleyfield, Philippe assouvit une passion qu’il éprouve depuis son enfance pour les courses d’hydroplane.

«Les régates ont toujours fait partie de ma vie. Des gens de mon entourage étaient impliqués à différents niveaux, que ce soit comme pilote, équipier ou bénévole. J’avais mes idoles comme tous les passionnés du sport motonautique, dont certains étaient à peine plus vieux que moi. Je pense à Patrick Haworth et sa famille, ainsi que les Théorêt, Beaupré, Labelle, Leboeuf, Métivier, Rousse et autres», mentionne-t-il.

«C’était d’ailleurs très spécial de pouvoir compter sur l’appui de certains d’entre eux au sein de mon équipe. Je pense à Patrick Haworth qui a été mon mentor en plus de faire mes communications. Je suis privilégié aussi d’avoir reçu l’aide de Pierre Beaupré, Jean-Guy Leboeuf, Réal ‘’Toto’’ Labelle et son fils Eric Labelle pour la préparation de notre bateau. Toutes ces personnes ont contribué à faire grandir mon désir de m’impliquer dans ce sport comme équipier et maintenant comme pilote», conclut Philippe Billette.

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