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par Denis Bourbonnais

Ce n’était qu’une question de temps pour Marc Lalonde… Après avoir assouvi sa passion pour la vitesse dans les compétitions de VTT, karting et autos sur glace, le Campivallensien a vécu l’ultime sensation forte à ses premières propulsions sur l’eau.

«Je suis un gars d’adrénaline et c’est venu naturellement au volant d’un hydroplane. Dès le premier jour de testing, j’ai ressenti un ‘’feeling’’ dont je ne peux plus me passer», décrit le pilote qui a décroché un podium dès son 2e week-end dans la compétitive Formule 2500 à Beauharnois en 2018.

Marc Lalonde et les membres de sa famille n’ont jamais raté les Régates de Valleyfield. Le paternel, Jean Lalonde a d’ailleurs été le mécano de Laurent et Pierre Métivier à l’époque du «Miss Laupie» dans les années ’70.

«Nous sommes des personnes captivées par les moteurs. Personnellement, j’ai toujours été un fan fini des régates et cette excitation a atteint un autre niveau depuis que je conduis un hydroplane», affirme le compétiteur âgé de 35 ans.

Le pilote du «Lalo Racing» F-751 admet que le besoin de goûter à de telles montées d’adrénaline peut paraître étonnant aux yeux de ceux qui ne l’ont jamais expérimenté. «Les vagues, le danger, la sensation d’amener le bateau le plus ‘’light’’ tout en le gardant sur les flots… ça devient un défi dont la raison est difficile à expliquer. Je vis vraiment mon ‘’trip’’ depuis mon arrivée dans la HRL», évoque Marc Lalonde, qui n’a pas tardé à pousser son bolide à la limite de l’adhérence.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le trentenaire a entamé sa carrière sur des chapeaux de roues (ou de pontons) à l’été de 2018. A peine quelques semaines après avoir fait l’acquisition du «Project 7» F-17 de Guillaume Charette, Marc Lalonde a impressionné la galerie à son baptême motonautique aux Régates de North Tonawanda (N.Y). Forcé de s’élancer à l’extérieur en raison de ses restrictions de pilotage, il a tenu tête à l’élite de la Formule 2500 sur les eaux tumultueuses de la rivière Niagara, filant comme une fusée en dépit de son positionnement désavantageux.

Quelques semaines plus tard, Marc Lalonde en a rajouté aux Régates de Beauharnois quand il a mené son «Lalo Racing» à la 3e place dans l’épreuve finale de la F-2500. Ce podium remporté dès son 2e événement s’est révélé un exploit rarissime et malgré son entrée tardive sur la scène des régates en 2018, la nouvelle coqueluche du circuit HRL a été récompensée au Gala des Champions. Marc Lalonde a été proclamé recrue par excellence de la Ligue de Régates d’Hydroplanes lors du rendez-vous annuel tenu à l’Hôtel Plaza Valleyfield, en janvier 2019.

Nouveau moteur Primeau Performance

Un concours de circonstances a fait en sorte que Marc Lalonde n’a pu renouveler les mêmes succès à sa 2e campagne. Une embardée survenue aux Régates de Saint-Félicien a freiné son momentum et il a fallu quelque temps avant de retrouver les bons réglages sur l’embarcation.

«Je devais passer par là. Comme pilote, une seule journée a été nécessaire pour me remettre de l’accident. Nous avons quand même dû effectuer des changements pour éventuellement recouvrer les ‘’set ups’’, sans compter les ajustements à faire du côté de la mécanique», de relater Marc Lalonde, qui a pris possession d’un nouveau moteur «Primeau Performance» en vue de la prochaine saison.

Les résultats obtenus lors des dernières sorties de l’année 2019 laissent présager un retour à la bonne fortune pour la reprise des activités post-pandémie. Comme il l’avait fait en septembre 2018, Marc a conclu la dernière saison sur une note fructueuse aux Régates de Lake Hopatcong (New Jersey) en s’assurant de la 2e position dans l’une des deux finales disputées lors de cet événement sanctionné par l’association américaine «American Power Boat Asssociation».

Plus que jamais, à cause de la pause forcée en lien avec l’éclosion de la COVID-19, Marc Lalonde est impatient de renouer avec l’action. «J’ose espérer que ce sera cette année. Notre équipe est prête. Participer à quelques événements pourrait servir de préparation pour la saison 2022», estime celui qui sera le pilote suppléant pour deux écuries de la classe Hydro 350, le « Allard-Ménard.com » H-799 et le «Charpentek» H-666 de Dany Léger.

Marc Lalonde reconnaît qu’il aimerait faire le saut en H-350 une fois qu’il aura fait ses classes dans la Formule 2500. Entre temps, il pourra bénéficier des services de tous les équipiers qui l’ont épaulé en 2019, incluant son frère Bruno Lalonde (chef mécanicien), Brian Turpin (chef d’équipe), Benoit Rousse (communications radio) Francis Babineau, Kim Léon, ainsi que les autres membres de sa famille, son père Jean Lalonde, sa mère Jocelyne, sa conjointe Marie-Eve Leduc et son fils Chad, âgé de 6 ans.

Le pilote insiste sur l’importance d’avoir un homme de confiance en tant que «spotter». «Benoit Rousse est constamment dans mes oreilles. Il me parle tout le temps pendant la course. Je suis rarement plus de 5 secondes sans l’entendre et c’est ce que je veux. Il m’encourage sans cesse», louange Marc Lalonde. «Je tiens aussi à remercier tous nos commanditaires qui restent avec nous, même en temps de pandémie», devait-il signifier.

Dans une entrevue précédente, Marc Lalonde s’est présenté comme un «gars de boîte à lunch» dont la passion pour les courses d’hydroplanes a pris le dessus. Depuis ce temps, le plombier de métier depuis 16 ans est devenu partenaire d’affaires en associant avec son acolyte Maxime Larocque au sein de l’entreprise de ce dernier.

Quant à ses projections en prévision de la prochaine saison, Marc Lalonde vise un «Top 5» à chaque événement et idéalement, une place dans les 3 premiers au championnat.

«Le but principal est d’avoir plus de constance, mais c’est certain que des podiums seraient encore plus satisfaisants. Avec un nouveau moteur, des nouvelles hélices, des pièces d’équipement rafraîchies et de nouvelles couleurs, nous avons bon espoir de bien figurer», souhaite Marc Lalonde.

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