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par Denis Bourbonnais

Le «Bull Shark», francisé comme étant le «requin bouledogue», est reconnu pour ses mâchoires asymétriques et sa nature agressive, qui en font le plus menaçant de ces spécimens des mers.

C’est en faisant allusion à cette image que Karl St-Vincent a baptisé son équipe de course et le «Bull Shark Racing» sillonne les parcours du circuit motonautique depuis une dizaine d’années. Le Campivallensien âgé de 41 ans a été initié au pilotage d’un hydroplane en 2011 quand il a partagé le volant du «Plomberie Valleyfield» de la classe 1,5 litre avec Kevin Bellefleur. St-Vincent a poursuivi son cheminement en 2,5 litres pendant 4 ans dans le cockpit du premier «All-In» construit par Dominic Billette avant de permuter le nom de «Bull Shark» à la classe Hydro 350 en prenant possession de l’ancien «Super Nova» de Yannick Léger vers la fin de la saison 2016.

Même si le rendement du «Bull Shark Racing» H-37 n’a pas toujours répondu aux attentes depuis l’arrivée de Karl en H-350, le coureur local a su faire sa marque avec son pilotage intense et son côté bagarreur. Si la saison 2019 a été plus difficile en raison de problèmes techniques et mécaniques, St-Vincent a démontré qu’il peut rivaliser avec les têtes d’affiche de la compétitive classe Hydro 350 quand la machine lui permet d’exhiber son talent.

«Ce fut une année à oublier en 2019. Plusieurs ajustements ont été faits sur le bateau et nous avons un nouveau motoriste. L’ajout de quelques commanditaires devrait nous aider à obtenir de meilleurs résultats. Nous aimerions participer aux finales et décrocher un podium lors de la prochaine saison», souhaite le ferblantier et entrepreneur en ventilation.

Des séances d’essais sont prévues cette semaine au site du pont Larocque et Karl est impatient de renouer avec la conduite de son embarcation. «La première année de pause forcée a été bénéfique car notre équipe a pu reprendre ses forces. Nous sommes maintenant prêts à reprendre le collier. Nous avons entre autres des hélices à tester et si une démonstration allait se tenir à Beauharnois, nous serons au rendez-vous», promet Karl St-Vincent.

Précédé par son père aux régates

Comme plusieurs autres coureurs, Karl a attrapé la «piqûre» des régates en accompagnant son père dans les puits de ravitaillement à très bas âge. En fait, il avait 4 ans lorsque le paternel, Richard St-Vincent a fait l’acquisition du «Miss Laupie» CS-43 de Laurent Métivier en 1983 pour joindre les rangs de la classe 2,5 litres.
D’abord un pilote propriétaire, Richard a par la suite gravité autour du sport motonautique pendant nombre d’années en tant qu’inspecteur et officiel à différents niveaux. Le père est revenu dans le giron des courses d’hydroplanes pour devenir unique propriétaire du «Bull Shark Racing» H-37, dont le plus récent design de peinture a attiré un concert d’éloges.

Quant au fils, c’est en voyant approcher la trentaine qu’il s’est résolu à l’idée de faire le saut dans le camp des compétiteurs. «J’assistais aux régates à Valleyfield avec mes amis sur un terrain privé du boulevard du Havre et la tentation ne faisait que monter. Une porte s’est ouverte quand Mathieu Lemelin m’a proposé de joindre son équipe en 2009. Si je n’y allais pas à ce moment, je serais peut-être passé à côté», évoque Karl St-Vincent, qui a uni ses forces à celles de «Lemelin Racing» en 2009, 2010 et 2012. A la suite de sa saison initiale comme pilote en 2011, il est revenu en 2013 pour ne jamais plus céder la conduite du «Bull Shark Racing» au sein de la Ligue de Régates d’Hydroplanes (ACHA\HRL).

La prochaine campagne sera la 4e pour St-Vincent aux commandes de l’embarcation H-350 qui, à l’origine, avait été un «kit» Bergeron que Marc Lecompte et Norm Shannon avaient assemblé pour le constituer le «Unipro», qui allait plus tard devenir le premier «Miss Dinomytes» de Sylvain Campeau.

Karl pourra à nouveau faire confiance à son chef d’équipe, Marc Leduc, un allié du «Bull Shark Racing» depuis le tout début. Enfin, l’engagement familial des St-Vincent pour le sport des régates prendra une autre dimension lors de la reprise des activités alors que Valérie, la sœur de Karl, épaulera son partenaire de vie, Danny Léger, dans l’aventure du «Charpentek» H-666 de la classe Hydro 350, soit l’ancien «Water Ghost» H-15 de Jonathan Daoust.

Crédit photos: Rod Windover Photographer

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