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par Denis Bourbonnais

Le pilote de la classe 2,5 litres, Simon Fortin est un combattant de première ligne dans tous les sens du mot.

Sur les parcours motonautiques de la Ligue de Régates d’Hydroplanes (HRL), le Campivallensien âgé de 25 ans occupe une place sur la ligne de départ à bord de son embarcation, le «Fortin Motorsports» S-199. Dans la vie de tous les jours, Simon prodigue des soins dans le réseau de la santé en tant que professionnel. Depuis le début de la pandémie, l’inhalothérapeute de métier doit composer avec les risques de propagation de la COVID-19 dans l’exercice de ses fonctions à l’Hôpital Barrie Memorial d’Ormstown.

«Il faut vivre constamment avec le risque de ramener le virus à la maison et de contaminer notre famille», décrit Simon Fortin, dont l’amie de cœur Olivia Hamilton est également sur la ligne de front pour accomplir son travail d’infirmière. En décembre dernier, peu avant la période des fêtes, 35 employés et une vingtaine d’usagers ont été touchés par une éclosion de la COVID-19 au sein de l’établissement de santé du Haut-Saint-Laurent.

Tout en réitérant sa confiance de gagner la bataille contre le virus grâce au respect des consignes sanitaires, Simon est anxieux de renouer avec le sport qu’il affectionne depuis sa tendre enfance. Son oncle, Jean-Luc Fortin, mécanicien émérite et propriétaire du «Vision» CE-25 de classe 5 litres dans les années ’90, a ouvert la voie pour la relève familiale. Ayant grandi dans un environnement favorable à un attachement pour les régates, il a poursuivi son rêve de conduire un hydroplane.

«Les Régates de Valleyfield ont toujours été l’événement de l’année pour moi. J’étais constamment dans les puits et c’est la fin de semaine qui me rendait le plus heureux. J’espérais avoir mon bateau dès que ce serait possible. Aujourd’hui, je me considère chanceux de pouvoir piloter un hydroplane à mon âge», apprécie Simon Fortin.

Après avoir été équipier de Tommy Shannon pendant 3 ans au sein de l’écurie «Pièces d’autos Valleyfield» S-4, le jeune homme a vécu son baptême derrière le volant en août 2018 aux Régates de North Tonawanda (N.Y.). Ce qui devait être un essai, à prime abord, est devenu rapidement un besoin de combler un appétit pour les sensations fortes.

Simon Fortin a fait l’acquisition du bolide, le «F-28» de Yan Lecompte, et c’est en tant que pilote\propriétaire qu’il a participé aux Régates de Beauharnois quelques semaines plus tard. Sa première saison complète, en 2019, s’est déroulée sous la prémisse de l’apprentissage et il veut plancher sur cette expérience pour améliorer son rendement lors de la prochaine campagne. Des modifications ont été apportées à la coque «Auld\Henderson» avec laquelle Eric Langevin a remporté un championnat de points et une victoire en finale aux Régates de Valleyfield. Le motoriste Claude Tremblay a fignolé un engin qui devrait ajouter à la performance de l’hydroplane nanti d’un nouveau design de peinture.

Parmi ses objectifs en vue de la prochaine saison, Simon aimerait décrocher un premier podium ou résultat de 4e position en finale. Il croit que la course au championnat est ouverte dans la classe 2,5 litres avec le retour de plusieurs pilotes de 2e année et l’entrée en scène de quelques recrues.

«La classe 2,5 litres reste compétitive malgré les changements constants. Le groupe de coureurs est différent chaque année avec les 3 premiers au classement qui montent en Formule 2500 et les nouveaux venus qui font leurs débuts. C’est la classe idéale pour commencer (à piloter)», de signifier Simon Fortin.

Insistant sur l’importance de compter sur une excellente équipe, le résident de Salaberry-de-Valleyfield se dit privilégié d’avoir appris les rudiments de l’hydroplane auprès de Norman et Tommy Shannon. Simon et ses acolytes du «S-199» sont d’ailleurs installés au côté de leurs homologues de l’écurie «Pièces d’autos Valleyfield» dans les puits de ravitaillement lors des événements de la HRL.

Simon Fortin mise sur ses commanditaires et sur l’assiduité des membres de son équipe dans sa quête pour le succès. «Gagner, c’est une affaire d’équipe. Je suis chanceux d’avoir des équipiers qui ne soutiennent et me conseillent à différents niveaux», mentionne le pilote qui bénéficie notamment des services d’un psychologue sportif.

«Mes équipiers consacrent des efforts considérables, des heures et des heures de travail au fonctionnement de l’équipe. C’est ce qui fait que ça vaut la peine de travailler pour aspirer à la victoire», conclut Simon Fortin.

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