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Denis Bourbonnais – Journal St-François

L’attente est terminée… l’écurie «Steeler» GP-777 a fait son choix sur Andrew Tate qui sera aux commandes de l’embarcation championne de 2019 lors de la prochaine saison dans la Ligue de Régates d’Hydroplanes.

Le talentueux coureur de Walled Lake (Michigan) succède à Jimmy King qui a remporté son 4e titre Grand Prix en carrière dans le «Steeler», le 8 septembre dernier à Beauharnois, et qui occupera le siège du prochain «Pleasure Seeker» GP-2 de Roger Mahan en 2020.

«C’est un honneur et un privilège de pouvoir piloter pour la grande équipe du «Steeler». Je suis très excité et je rêve déjà à la prochaine saison», a déclaré au «Journal Saint-François» le coureur qui a célébré ses 30 ans le 12 août dernier.

«Il y aura des attentes très élevées pour l’équipe et moi. J’espère être en mesure de répondre à ces attentes. Je succède à une légende en Jimmy King et on connaît les succès de Bert Henderson dans le «Steeler». Je suis près à vivre avec la pression venant avec la conduite de cet hydroplane qui marque l’histoire depuis le retour de la classe Grand Prix (en 2007)», de commenter le champion 2018 dans la classe «Unlimited» avec le bateau «Les Schwab» U-9 propriété de Mike Jones.

Justement, lors de la conversation téléphonique que le «Journal Saint-François» a eue avec Andrew Tate, le charismatique pilote a tenu à spécifier qu’il se consacrera entièrement aux événements HRL avec l’équipe du «Steeler» GP-777 l’an prochain. «Je vais conduire partout où HRL va aller, ce sera ma priorité. J’ai discuté avec Mike Jones, c’est possible que l’équipe U-9 (devenue Delta/Real Track U-1) prenne une pause du circuit «Unlimited» en 2020. Sinon, ce sera une cédule restreinte avec quelques courses», devait préciser celui qui sera de retour au volant du «Penzoil» H-300 avec lequel il a gagné les finales H-350 à Cambridge (Maryland) et Detroit (Michigan) cette saison.

Questionné à propos de la possibilité de courir contre l’équipe «GP-14», propriété de Richard Hearn et dont les moteurs sont sous la responsabilité de son père, Mark Tate, fiston a répondu : «Ce fut une année frustrante pour toute l’équipe du GP-14. Les plans ne sont pas arrêtés pour 2020 mais si le bateau revient, ce sera avec un autre pilote. Le sport motonautique est une grande famille. Je suis souvent sur le parcours avec des amis et peut-être que le bateau (GP-14) sera piloté par un ami qui tentera de me battre pour faire gagner mon père. C’est une chance unique de conduire le Steeler et mon père comprend que je veux saisir cette opportunité. C’est la nature du sport des régates.»

Il va sans dire que l’arrivée dans l’écurie «Steeler» de celui qui est surnommé «Tater» posera de nouveaux défis pour les autres conducteurs. Andrew Tate a décroché 3 victoires dans une finale Grand Prix avec le «Fat Chance Too» GP-101 de Randy English (maintenant le GP-25 de Brandon Kennedy) depuis qu’il a accédé à la classe Grand Prix il y a 5 ans, soit à Tonawanda (N.Y.) en 2015 ainsi qu’à Détroit et Beauharnois en 2016.

Andrew Tate est issu d’une famille dont les origines dans le sport motonautique remontent aux années 1930. Son arrière-grand-père, Joe Tate Sr., son grand-père, Joe Tate Jr., et son père, Mark Tate, un des grands champions de l’histoire des régates motorisées, ont tous précédé Andrew qui a fait ses débuts dans les bateaux «hors-bord» en 2001 à l’âge de 11 ans. Sa mère, Sandy Wray Tate, originaire de la Californie, a elle-même été pilote d’hydroplane dans les années ’80 et ’90 dans la classe 2,5 litres à bord du «Country Girl».

«Les choses arrivent vite à 200 milles à l’heure sur l’eau (en Unlimited) et quiconque a peur à cette vitesse n’a pas sa place dans un hydroplane», avait signifié Andrew Tate à un journaliste de Détroit lors du retour des bateaux «U» et Grand Prix sur la rivière Détroit il y a quelques années.

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