Nouvelles

102b

Alex Tremblay incarne la jeunesse au sein de la confrérie des pilotes du circuit motonautique. Le jeune homme de Beauharnois n’avait que 17 ans quand il s’est élancé pour la première fois à bord d’un hydroplane aux Régates de Cambridge (Maryland) en mai dernier et l’apprentissage suit son cours.

En fait, Alex a pris le volant du «Maverick» S-29 de la classe 2,5 litres moins de 9 mois après avoir obtenu son permis de conduire sur la route, en août 2017. Le week-end prochain, aux Régates de Beauharnois, il va courir devant les siens 3 jours après avoir atteint l’âge adulte de 18 ans, le 29 août.

Pour Alex et ses proches, les régates sont une affaire de famille. Son grand-père, Robert Tremblay a conduit des hydroplanes de la classe 280 pouces cubes (5 litres) dans les années ’70 et ’80. Richard Tremblay, le père d’Alex, et Dominique, sa tante, sont actifs dans les équipes de course depuis belle lurette.

Dès l’âge de 5 ans, Alex a goûté à l’atmosphère des courses d’hydroplane. Son chemin était tracé et après avoir été équipier de Louis Allard dans l’écurie «Big Decision» H-4 à l’adolescence, le temps est venu d’occuper le siège d’un bateau. Depuis l’acquisition de l’ancien «Pièces d’autos Valleyfield» S-4 de Tommy Shannon, Alex est appuyé dans son aventure par son père Richard, sa mère, Brigitte Bergeron, son frère Gabriel Tremblay, tante Dominique et Félix Sauvé, un des bons amis du pilote.

Alex n’a pas mis de temps à se faire la main et dès ses premiers départs, il a fait planer son bolide à la limite de l’adhérence sur le plan d’eau. «C’est certain que j’étais haut. Quand ça brasse, ça veut dire que tu vas vite», s’est exprimé le premier millénaire (né en 2000) à piloter sur les flots dans la Ligue de Régates d’Hydroplanes (HRL).

A l’instar de nombreux compétiteurs, Alex a vécu des épreuves qui ont ralenti son développement. Un moteur sauté à Saint-Félicien et un crochet à Brockville (Ontario) l’ont notamment empêché d’écouler ses restrictions de pilotage aussi rapidement que souhaité.

Ainsi, le petit nouveau n’aura qu’à survoler le parcours sans faute à sa sortie initiale aux Régates de Beauharnois afin de pouvoir prendre des départs sans contrainte durant le reste de la fin de semaine. «Je vise des 4e ou 5e positions pour m’approcher de Ryan Slate au classement», de signifier Alex Tremblay. En devançant le «Lone Ranger» S-49 du coureur de Kingston (Ontario)

au championnat, le jeune Beauharlinois va améliorer ses chances de décrocher le titre de recrue de l’année.

Sur le point d’entreprendre un DEP en électromécanique, Alex Tremblay veut assurer son avenir mais son futur semble vouloir passer également par les hydroplanes. En fin de semaine, il pourra vivre dans sa ville natale les sensations que lui procurent son sport de prédilection.

Alex Tremblay, qui aura 18 ans quelques jours avant les Régates de Beauharnois, a piloté un hydroplane moins de 9 mois après avoir obtenu son permis de conduire sur la route.

Le jeune coureur de Beauharnois a démontré dès ses premiers tours de piste à bord du «Maverick» S-29 qu’il n’avait pas froid aux yeux.

(Photo : Journal Saint-François – Pierre Langevin)

Crédit : Denis Bourbonnais – Journal St-François

Partager

Retour à l'actualité