Nouvelles

Bertrand Dulude Crédit photo: Pierre Langevin

Par Denis Bourbonnais

La classe Grand Prix comptait un autre pilote de la région dans ses rangs lorsque les bolides ont été lancés à plus de 250 km/h lors la course inaugurale de la saison 2016, les 21 et 22 mai, aux Régates de Stuart en Floride.

Bertrand Dulude, un Soulangeois d’adoption, a fait ses débuts dans le cockpit du GP-48 Zero Gravity, soit l’ancien GP-79 Bad Influence de Michael Grendell, et il rêvait à ce moment depuis plusieurs semaines.

Après avoir passé quatre saisons en Hydro 350, le résidant de la municipalité des Cèdres a sauté sur l’opportunité de faire le saut dans la plus rapide classe d’embarcations de la Hydroplane Racing League. «Je me voyais en Grand Prix d’ici deux à trois ans mais la chance s’est présentée. J’avais plafonné avec la coque Auld/Henderson que j’avais achetée de James Martin et je n’ai pu résister à l’idée de conduire un bateau GP», a-t-il indiqué, lors d’une entrevue accordée lors d’une conférence de presse tenue à la Brasserie Molson de Montréal.

Originaire de Verchères, Bertrand Dulude éprouve une sensation de filer rapidement sur l’eau depuis son enfance. Après avoir pris possession d’une première chaloupe à l’âge de 12 ans, il a sillonné les flots à bord de voiliers et de différentes embarcations de plaisance. «Pour moi, c’est l’eau depuis toujours», affirme-t-il.

Adepte des poker run, Dulude a été invité à assister aux Régates de Valleyfield pour la première fois en 2010. Initié par Mike Métivier, il a eu le coup de foudre pour le sport motonautique. «Ça pris 10 minutes et je savais où je m’en allais», relate celui qui occupe le poste de directeur de l’entretien au sein de l’entreprise Emballage Mitchell Lincoln à Montréal.

Appelé à remplacer Stéphane Racine qui était blessé, en 2011 aux Régates de Saint-Félicien, Bertrand Dulude n’a jamais douté du cheminement qui allait suivre par la suite. C’est à Détroit, en août dernier, que son projet d’accéder à la classe Grand Prix a pris forme. «Grâce au lobbying de Dany Imbeault et à l’aide de mes commanditaires, ça s’est concrétisé. Tout le monde a embarqué, incluant les membres de mon équipe», se réjouit-il.

Même s’il doit prendre une douzaine de départs sous restriction, Bertrand Dulude croit qu’il sera compétitif dès sa première campagne en Grand Prix, d’autant plus qu’il a misé sur l’expertise de Dominic Maisonneuve pour l’assemblage de ses moteurs. «J’avais hâte de faire mes premiers tours et de maîtriser la bête», évoque-t-il.

Interrogé à propos de la vitesse ajoutée en Grand Prix par rapport à la classe Hydro 350, Dulude n’anticipe pas de problème. «En ligne droite, c’est plus rapide d’environ 70 km/h. Ça va se passer dans les virages», devait-il signifier.

Lire la nouvelle dans le Journal Saint-François : http://www.journalsaint-francois.ca/sports/2016/5/12/assouvir-sa-passion-pour-la-vitesse-sur-l-eau.html

Partager

Retour à l'actualité